« Le principal atout du CIF, c’est d’être intégré à un réseau de radiologues de haut niveau, activable en tout temps et à distance pour un deuxième avis »

Le Centre d’Imagerie de Fribourg à Villars-sur-Glâne offre un large éventail d’examens diagnostiques et interventionnels, ainsi que des prestations de pointe en imagerie ostéo-articulaire et en imagerie du sport. Dirigé par le Dr Benoît Rizk, spécialiste du domaine et membre de la direction médicale de 3R – Réseau Radiologique Romand, le CIF met son expertise au service des hautes écoles fribourgeoises et romandes, ainsi que de clubs sportifs emblématiques comme le Fribourg Olympic Basket Club ou le FC Fribourg.



Vous avez repris la direction du CIF en septembre 2014. Quels ont été les principaux développements du centre depuis votre arrivée ?

Le CIF est né à fin 2013 d’une collaboration entre 3R et le Centre de radiologie de Cormanon créé par le Dr Louis Locatelli, radiologue spécialisé en sénologie. Aujourd’hui, le CIF réalise tous les examens de radiologie conventionnelle et demeure un centre accrédité pour le dépistage du cancer du sein. Avec mon intérêt prononcé pour l’imagerie musculo-squelettique et mon expérience dans ce domaine, j’ai peu à peu développé cette activité avec l’aide d’orthopédistes qui nous ont fait confiance. Je continue par ailleurs à me perfectionner dans cette sous-spécialité de la radiologie en suivant des formations annuelles approfondies. Le CIF met également ces compétences à disposition des joueurs du Fribourg Olympic Basket Club et du FC Fribourg. Ces partenariats sportifs dépassent le simple sponsoring : nous réalisons les diagnostics par l’image des blessures des joueurs et faisons partie de leur équipe médicale.

L’engagement du CIF et de 3R en terres fribourgeoises va au-delà de ces soutiens sportifs…

C’est exact. Depuis l’année dernière, nous intervenons dans le cadre d’un partenariat mis en place par la Haute Ecole de Santé de Fribourg, avec un enseignement annuel en radiologie clinique. Nous donnons ainsi 40 heures de cours aux étudiants du Master of Science HES-SO en Ostéopathie, organisé à Fribourg pour l’ensemble de la Suisse romande. Durant leur cursus, ces étudiants passent, par petits groupes, plusieurs journées dans les centres 3R pour un stage en immersion dans le quotidien d’un radiologue.

En tant que radiologue, qu’est-ce qui vous a mené à vous spécialiser en imagerie musculo-squelettique et en imagerie du sport ?

J’ai toujours été un grand passionné de sport. Toutefois, ma sous-spécialisation – comme celle de la plupart de mes confrères radiologues – s’explique surtout par des rencontres marquantes au cours de mes études. J’ai réalisé ma dernière année d’internat aux Cliniques Universitaires Saint Luc à Bruxelles, entouré de médecins et de professeurs très compétents qui m’ont transmis leur passion et m’ont donné envie de m’investir dans cette voie. C’est ainsi que j’ai été atteint par le virus de l’ostéo-articulaire qui ne m’a plus quitté depuis.

Quelles ont été les principales avancées dans ce domaine ces dernières années ?

Les progrès ont été nombreux et réguliers depuis la toute première radiographie – celle d’une main - réalisée par Wilhelm Röntgen en 1895.

Ces quinze dernières années, nous avons assisté à un développement considérable des appareils d’échographie, avec la possibilité d’obtenir des images dynamiques de certaines pathologies qui n’apparaissent pas à l’IRM. Pour réaliser une IRM, le patient est en effet allongé et ne peut pas contracter ses muscles, ce qui nous empêche d’identifier, par exemple, une dyssynergie entre les fibres musculaires lors d’une déchirure. Cette technologie non irradiante de l’imagerie permet également de réaliser des injections très précises, que ce soit pour des problèmes articulaires ou tendineux. Le perfectionnement des appareils échographiques a donc fortement contribué à l’essor de l’imagerie musculo-squelettique.

Les IRM se sont également perfectionnées et offrent aujourd’hui une plus grande finesse d’analyse. Les structures qui paraissaient opaques il y a quelques années deviennent de plus en plus accessibles.

Certains sports comme la course à pied ont le vent en poupe, avec parfois d’importants défis individuels à la clé. Comment cette popularisation du sport se traduit-elle dans votre activité ?

S’il est indéniable que la pratique sportive est bénéfique pour la santé, les excès, chez les athlètes de très haut niveau comme chez les amateurs, peuvent lui être néfastes. Heureusement, l’imagerie du sport a également fortement progressé, tant au niveau diagnostic qu’interventionnel.

Grâce à des analyses beaucoup plus fines, nous sommes aujourd’hui en mesure de poser des diagnostics plus performants qui participent de manière significative à la prise de décision thérapeutique. Nous bénéficions en outre de nouveaux traitements médicaux guidés par l’imagerie. C’est le cas, par exemple, de l’injection de plasma riche en plaquettes qui accélère la guérison de pathologies telles que la tendinopathie chronique ou la déchirure musculaire. Ces traitements mini invasifs contribuent également à prévenir l’aggravation de certaines lésions.

 Avec les sportifs amateurs, nous avons un rôle préventif plus important à jouer. Lorsque nous observons au cours de l’examen des signes de souffrance précoce au niveau osseux, nous tirons la sonnette d’alarme et recommandons au patient de réduire l’intensité des entrainements pour éviter une fracture. Il n’est malheureusement pas rare de le voir revenir plusieurs semaines après avec la fracture en question.

Quelles sont les principales forces de votre centre pour vos patients et leur médecin ?

Nous garantissons un haut niveau de qualité de nos prestations et de la prise en charge de nos patients. Notre spécialité ne se réduit en effet pas à la technique. Nous sommes d’abord médecins et avons à cœur d’établir des relations humaines de qualité avec nos patients. Mais le principal atout du CIF par rapport à d’autres centres privés, c’est incontestablement d’être intégré à un réseau de radiologues hautement spécialisés, activable à distance et en tout temps pour un deuxième avis. Le réseau offre également une standardisation et une harmonisation des pratiques qui permettent d’assurer le même niveau qualitatif pour tous les sous-domaines de la radiologie, quel que soit l’âge du patient, le membre ou l’organe analysé ou encore la technique d’examen utilisée. Il est en effet difficile d’être extrêmement fort en tout. Le réseau met à notre disposition des compétences très pointues, ainsi que tous les outils nécessaires pour offrir le meilleur service possible au patient.

 

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