Le Groupe 3R regrette que la RTS ait choisi de diffuser le 16 juin 2026 des documents internes de notre entreprise volés par des cybercriminels. Les niveaux de rémunération dévoilés sont cependant alignés sur ceux des hôpitaux publics de Suisse romande. Les récentes règles fédérales puis cantonales de limitation des admissions des médecins ne contribuent d’ailleurs pas à atténuer les rémunérations offertes par les autres employeurs dans un marché de l’emploi très tendu.
Le Groupe 3R regrette que la RTS, média de service public, ait choisi d’exploiter et même diffuser le 16 juin 2026 des documents internes confidentiels de notre entreprise volés par des cybercriminels et diffusés par eux sur le darknet, suite au refus de notre entreprise de payer une rançon conformément aux recommandations de la Confédération. Cette attitude revient à privilégier les intérêts de la criminalité organisée, plutôt que ceux de leurs victimes qui respectent pleinement le cadre légal.
Le Groupe 3R ne peut accepter que sa probité et celle de ses radiologues salariés soient ainsi mises en cause par un travail journalistique manquant de mise en perspective. Il tient par conséquent à apporter les précisions suivantes :
- Comme tous les prestataires régionaux du monde de la santé en Suisse, privés et publics, nos revenus sont effectivement dans une très large mesure liés à la prise en charge de nos prestations par l’assurance maladie obligatoire. Nos instituts appliquent strictement le système tarifaire approuvé par la Confédération et les partenaires tarifaires (TARDOC et forfaits ambulatoires depuis 2026). Nos factures sont toutes vérifiées par les assureurs (tiers payant). Il n’y a pas de marge de manœuvre sur ces tarifs imposés.
- Les rémunérations proposées aux radiologues du Réseau Radiologique Romand, toutes et tous disposant d’un titre de spécialiste, sont à notre connaissance alignées sur celles proposées dans les hôpitaux publics de Suisse romande, notamment universitaires. La radiologie est une spécialité médicale très complexe et exigeante, et effectivement bien rémunérée, car avec de nombreuses années de formation et de hautes responsabilités.
- Au surplus, le marché de l’emploi des médecins radiologues est actuellement très tendu. Les récentes règles fédérales, puis cantonales de limitation des admissions des médecins ne contribuent pas à atténuer les rémunérations offertes par les autres employeurs, y compris publics. Si le réseau 3R proposait des salaires moins élevés, les meilleurs radiologues ne viendraient pas y travailler et des centres de proximité fermeraient !
- Nous contestons fermement l’insinuation que notre politique salariale encouragerait la réalisation d’actes inutiles au sein de nos instituts. Tous les instituts privés de radiologie sont complètement dépendants de la prescription des médecins installés; ce sont eux qui décident des examens pertinents à réaliser, à quelques rares exceptions. Leur prescription est par ailleurs étroitement surveillée par les assureurs. Enfin, le Groupe 3R est même un pionnier reconnu dans la sensibilisation des médecins à la prescription pertinente (examen le plus approprié pour le bon diagnostic, si nécessaire).
- Le Groupe 3R est très attentif depuis longtemps au respect des prescriptions légales et déontologiques en matière de relations avec les médecins prescripteurs. Aucune pratique de commissionnement ou démarche analogue visant à influencer économiquement le volume de prescription n’est tolérée. Les rémunérations complémentaires offertes à certains de nos médecins radiologues sont liées à des fonctions managériales ou des responsabilités spéciales (chef de site, direction médicale, R&D), à des compétences médicales de pointe recherchées générant une forte activité individuelle, ou simplement à du travail supplémentaire réalisé : par exemple lorsqu’il s’agit d’effectuer des heures supplémentaires le soir et le week-end pour des patients dans l’attente d’un diagnostic important.
- Le Groupe 3R souhaite effectivement continuer à se développer, convaincu que son modèle de radiologie en réseau représente justement la meilleure solution pour le futur dans l’intérêt des patients et de leurs médecins (proximité, délais de prise en charge, qualité), comme des coûts de la santé et donc de celles et ceux qui la financent (patient, assuré, contribuable). Sans des investissements privés très conséquents de nos actionnaires, y compris d’ailleurs en cybersécurité, recherche et développement et qualité, le développement d’un tel réseau, d’intérêt public mais sans argent public, ne serait pas possible.